Quelle statégie de lutte contre l'ambroisie ?
 
De nombreux observateurs qualifiés, tant en France qu'à l'étranger, font depuis longtemps des recommandations très pertinentes sur les meilleures manières d'aborder d'une manière efficace la lutte contre l'ambroisie. Ces recommandations sont accessibles à tous sur internet.
Le problème, c'est que personne ne veut les appliquer.
 
STOP AMBROISIE s'est basée sur ces recommandations pour élaborer un plan de lutte départemental, cohérent et systématique. C'est ce plan qui a été adopté par le Département de la Drôme, début 2010, puis par le Département de l'Ardèche en 2011 et par l'Isère en 2012.
 
Lire le bilan officiel du plan Drôme 2010
 
Les grands axes du plan sont les suivants :
 
Une volonté politique forte
 
Rien de sérieux ne peut se faire sans que les pouvoirs publics, Préfectures, Ministère de la Santé (ARS) et Conseils Généraux ensemble, ne donnent l’impulsion nécessaire pour engager la lutte contre l’ambroisie sur l’ensemble du territoire et ne coordonnent les actions des multiples intervenants au niveau local. En particulier, les élus ont besoin de savoir qu'il y a un "pilote dans l'avion".
 
Des « référents ambroisie » communaux
 
La surveillance des lieux d’infestation de l’ambroisie doit se faire au plus près du terrain.
La Commune semble être le meilleur niveau. Les élus connaissent parfaitement et leur territoire et leur population. Ils sont très bien placés pour exercer un contrôle efficace et pour inciter les négligents à respecter la règlementation.
D’où l’idée de demander la nommination d'un « référent ambroisie » dans chaque commune d’un département.
 
Après une formation, celui-ci aurait la charge :
- d'informer la population des dangers de l'ambroisie (journal et site communaux, affichage, expos, écoles,...)
- de repérer précisément les foyers d’ambroisie (sur cadastre),
- d'identifier les propriétaires ou exploitants concernés,
- de rencontrer et/ou d'envoyer un courrier signé du Maire pour demander aux négligents de détruire leurs ambroisies,
- d'assurer un suivi rigoureux des engagements pris
- d'alerter les services techniques communaux (et la Direction des Routes du Conseil Général) quand les bords            de routes sont concernés.
- de proposer des procédures de lutte adaptées
- de veiller à ce qu'une clause Ambroisie soit incluse dans tout contrat BTP,
- de faire remonter les repérages cartographiques au niveau du Département pour mesurer les progrès.
 
En juin 2012, 220 communes de la Drôme (sur 369), 150 communes de l'Ardèche et 80 communes en Isère se sont déjà engagées dans cette voie, et plus de 400 référents sont déjà actifs dans le département du Rhône.
 
Des « animateurs ambroisie » dans chaque Communauté de communes
 
Le succès d'un tel plan de lutte repose sur la qualité des prestations fournies par les Référents communaux. Il est donc essentiel de les former, d'animer ces réseaux de Référents. Les Communautés de communes ont un rôle évident à jouer dans ce cadre et elles sont sollicitées.
 
Un pouvoir de police effectif
 
Difficile de demander aux gens d’agir de manière civique lorsqu’existe un sentiment d’impunité chez certains.
Il convient donc de dégager les Maires de ce pouvoir de police sur l’ambroisie qu’il leur est très difficile d'appliquer, et de le remonter au niveau des services de l’Etat.
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