Pour Stop Ambroisie, la lutte contre l'ambroisie n'a de sens que si son objectif premier est le soulagement des personnes allergiques au pollen d'ambroisie. Dans cet esprit, la lutte contre l'ambroisie doit viser à interrompre le cycle de reproduction de la plante et à éviter la dispersion des graines dans le but de réduire progressivement le stock de graines présent dans le sol.
Lutter contre l'ambroisie
 



L'ambroisie est une plante venue accidentellemnt d'Amérique du Nord au XIXe siècle. C'est une plante annuelle qui ne se reproduit que par ses graines. Les graines d'ambroisie sont volumineuses (2mm x 1.5 mm), lourdes et totalement lisses. Elles tombent au sol dans un rayon maximum de 1 m de diamètre autour du pied.
 
La prolifération de l'ambroisie que l'on observe depuis une quarantaine d'années ne peut avoir que 2 causes :
- le ruissellement des eaux de surface qui entraine les graines vers les rivières
- et surtout l'action de l'homme lorsqu'il transporte des milliers de m3 de terre contaminée ou de graviers d'un endroit à un autre, ou lorsqu'il utilise les nombreux engins agricoles.
 
D'autre part, le pollen d'ambroisie (20 microns de diamètre) peut être transporté par le vent sur plusieurs dizaines de Kms. Ce qui signifie que même si on détruit les ambroisie dans son jardin ou sur sa commune, on continuera à respirer les pollens des autres. On comprendra donc que pour se protèger véritablement, il faut mettre en place des plans de lutte à l'échelon d'un territoire.
 
Bien que le niveau d’envahissement de l’ambroisie soit impressionnant en région Rhône-Alpes, la lutte contre l’ambroisie reste un objectif tout à fait réaliste. Mais plus on laissera « pourrir » la situation, plus cette lutte sera difficile et longue. C’est la raison pour laquelle il est également important de prévenir l’extension de l’ambroisie là où elle est encore peu implantée.
 
A la différence des graminées et de certains arbres indigènes qu'il est bien sûr hors de question d'éradiquer, l'ambroisie, elle, peut être détruite et sa présence progressivement réduite. C'est une question de volonté, de tenacité et de discipline.
 
Les moyens de lutte sont connus.
 
Le Québec, patrie de l’ambroisie, combat l’ambroisie depuis de nombreuses années.
La Suisse a engagé un plan de lutte national en 2006.
L'Agence Régionale de Santé (ARS Rhône-Alpes) publie des fiches détaillées à destination des Collectivités, sur son excellent site internet www.ambroisie.info/pages/doc.
 
De leurs côtés, les Chambres d’Agriculture et les instituts agricoles ARVALIS et CETIOM proposent aux agriculteurs des protocoles de lutte très complets et adaptés à chaque type de culture.
 
Pour décider les propriétaires et exploitants de terrains porteurs d’ambroisie à agir, il existe deux leviers :
 
- l’information, la pédagogie, l'appel au sens civique
- l’application de la réglementation
 
Le premier levier est de loin préférable, mais il ne peut être efficace sans l'existence d'un réel pouvoir de police. Or ce pouvoir de police n’est actuellement ni appliqué (ni applicable) par les Maires. Il faut donc le placer au niveau de l'Etat.
 
Avant d'aborder les différentes procédures de lutte contre l’ambroisie, il faut distinguer les endroits où elle pousse. En effet, on comprendra facilement que l'on ne s’y prendra pas de la même manière selon qu’il s’agit d’un jardin de particulier, d’un chaume de blé ou d’un bord de rivière.
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